Interroger l'intensité
Fiche technique
Auteur :
Louise WarrenDate de publication (Canada) : 1999Langue d'origine : FrançaisÉditeurs :
Trois, TYPOISBN : 9782892952445Résumé · Divisé en deux parties, Interroger l’intensité donne à lire les mouvements de l’écriture à travers une série d’essais qui témoignent du cheminement de Louise Warren dans sa pratique et dans son travail d’atelier. Dans la première partie, dont le titre est éponyme à celui de l’ouvrage, l’auteure tente de définir ce qu’est l’intensité en regard de son travail créateur et de sa perception de la poésie. Pour elle, «l’intensité fait appel à un niveau d’activité qui dépasse la mesure ordinaire, autant par augmentation que par diminution» (p. 26). En ce sens, l’intensité doit être perçue comme une descente, comme une chute, voire éprouver le créateur par et dans la chute afin de l’inscrire dans un rapport de saisissement et de dessaisissement devant l’œuvre. Le dessaisissement se traduisant pour l’auteure par «cet état de réceptivité intense où l’on est hors de soi tout en ayant conscience que l’on touche au plus près de soi» (p. 100). Dans la seconde partie, «Ateliers», Warren met à l’épreuve sa propre définition de l’intensité en regard d’œuvres de plusieurs artistes. En quelque sorte, elle interroge le mouvement qu’est «cette descente et cette remontée qui donnent forme à une œuvre» (p. 28) à travers des modes d’expression qui vont de la poésie à la photographie en passant par la peinture, la lecture, la danse, la sculpture et les collections d’objets. Plus encore, elle porte un regard sur ces œuvres qui non seulement rend lisible l’expérience de l’intensité, mais qui s’invente également à chaque fois, différent. Ce regard, par la proximité qu’il entretient avec les œuvres, interroge l’espace de la création : «le temps de la répétition, le travail d’écriture, l’expérience de lecture» (p. 12). S’il conduit à une plus grande réceptivité, le regard permet aussi d’accueillir en soi la sensation, de faire émerger sa propre voix des profondeurs.



