Un soignant spécialisé dans les dons et transplantations d'organes finit par souffrir de la dureté des annonces et des demandes qu'il doit opérer aux familles des patients fréquemment décédés. Puis, à la lecture de son monologue intérieur, la lectrice et le lecteur se rendent comptent que son malaise est devenu plus diffus. Ce dernier porte sur la violence des rapports sociaux.
Une envie de changer d'existence, de faire une pause, de ralentir, l'envahit. Ce roman s'avère donc existentiel, pose des questions sociales et éthiques, de manière souvent un peu crue, très directe, sans filtre. Cela fait mal par ricochet, ne donne pas une lecture plaisante, mais présente le mérite de retranscrire un ressenti, en plus de l'invitation à une réflexion nécessaire sur notre temps. Voilà qui n'est pas vain, malgré la rudesse du propos.