J'ai aimé retrouver Jim, que j'avais découvert enfant en lisant Les Aventures d'Huckleberry Finn. Dans ce roman, Everett fait de Jim/James un esclave cultivé, maîtrisant les codes d'expressions des blancs et sachant s'en servir quand il le faut. Il sait être à la fois obéissant mais reste foncièrement rebelle. On découvre le quotidien des esclaves dans la vallée du Mississipi avant la guerre de Sécession, la brutalité de certains propriétaires. On y trouve d'intéressantes réflexions sur les liens d'amitié, la fidélité et l'identité "raciale". Comment est-on perçu par les autres lorsque l'on est seulement un peu noir ? Et qu'elle image a-t-on de soi ?
L'écriture - ou peut-être la qualité de la traduction - n'est pas le point fort de ce roman qui se lit néanmoins assez vite et sans réel déplaisir.