Glasgow, 1er janvier 1973, Harry McCoy, inspecteur de police rend visite à un prisonnier qui lui annonce le meurtre d’une jeune femme le lendemain. 2 janvier, la femme est abattue par un jeune homme qui retourne l’arme contre lui. Quel mobile ? Pourquoi McCoy a-t-il été prévenu ? L’inspecteur et son adjoint Wattie vont tenter de répondre à ces questions.
Premier tome de la série des enquêtes d’Harry McCoy auquel j’ai eu du mal à m’intéresser au début. Et puis, petit à petit, j’ai réussi à accrocher. Je crois que ce qui m’empêchait d’adhérer c’est le côté très limite de McCoy : alcoolique, ne dédaignant ni la fréquentation des prostituées ni la consommation de produits illicites, très lié à Stevie Cooper, truand notoire spécialisé justement dans la dope et les filles. Un peu too much parfois, très border line voire over line si tant est que je puisse m’exprimer ainsi en bon français. En outre, le début est assez lent, pas mal de clichés. Et puis, Alan Parks dévoile une partie de la vie de son héros, né à la fin de la guerre d’un père alcoolique et d’une mère très vite partie, qui a grandi dans les foyers des années 50, durs, lugubres, violents. Bref un flic hors du commun qui n’évolue jamais aussi bien que dans les quartiers louches de Glasgow, elle-même ville sombre et pas très glamour.
C’est du roman noir, très noir où la ville comme ses habitants ne sont ni joyeux ni de grands blagueurs. Dès le premier tome, McCoy est confronté aux noirs désirs, aux perversions les plus horribles. Et comme lui-même n’est ni exempt de pratiques douteuses, ni au meilleur de sa forme, il traîne son passé douloureux comme une enclume, il va passer un mois de janvier éprouvant. Pour notre plus grand plaisir de lecteurs-sadiques qui aiment à ce que les héros morflent avant de souffler un peu et de repartir dans de nouvelles aventures encore plus sordides, du moins j’imagine… enfin, je verrai avec l’enquête de février puisqu’Alan Parks décline le calendrier.