Depuis ma découverte de La Passoire, je suis avec admiration Clarisse Lochmann dont j’admire le travail d’illustratrice. Ses aquarelles sont lumineuses et dégagent une profondeur incroyable tout en laissant une grande place à l’imagination. Son trait flou nous permet par ailleurs de laisser s’exprimer nos propres interprétations et représentations. C’est puissant !
On a ici une mise en avant de la relation intergénérationnelle vraiment intéressante car, outre le fait que la vieille femme se prête au jeu des enfants en les accompagnant dans l’organisation d’une fête de Noël en plein été, on apprend en fin d’ouvrage que Josette n’est pas une grand-mère biologique pour Angèle et Clément.
L’artiste explique d’ailleurs en fin d’ouvrage et sur son compte Instagram que l’histoire repose sur une véritable vieille femme qui, bien que n’ayant jamais eu d’enfants, joue un peu le rôle de grand-mère de l’Île de Molène, au large du Finistère. C’est un très bel hommage qui met en lumière la générosité et l’importance des liens entre les enfants et les anciens.