Il est très rare que je n'aille pas au bout d'un livre, pourtant cette fatale journée aura eu raison de ce principe.
Dean Koontz écrit (ou est traduit) de manière relativement simple mais ne manque pas d'un petit humour piquant, pourtant.
Et ça démarrait bien avec cette histoire de clown tueur un soir d'orage, de prédiction, de parallèle vie/mort, il y avait un suspens, de la matière...Alors pourquoi cela retombe-t-il totalement une fois terminée l'exposition ?
Koontz se perd dans des considérations, des détails et des dialogues sans rapport avec l'action - pour l'effet incongru et l'immersion on suppose - mais cela a pour conséquence de totalement délayer le récit jusqu'à le rendre fade et ennuyeux au départ et ridiculement invraisemblable par la suite. Ses personnages - pourtant cocasses par moment - peinent à trouver une vraie personnalité, son clown tueur manque cruellement de drôlerie et de potentiel inquiétant tant le personnage de Puncinello fait le va et vient entre ces deux extrêmes sans jamais les effleurer. Je suis arrivé au terme du premier jour d'horreur sans avoir envie de découvrir les quatre autres, tant le suspense, la tension ou l'humour étaient tous les trois retombés. Décidément, les clowns ne me feront jamais rire...