Un anti-héros électrique… mais un peu en court-circuit

Si tu pensais que les héros de romans young adult étaient tous des gentils élus en quête de justice et d’amour pur, Kaleb est là pour t’envoyer valser tes illusions. Parce que Kaleb, lui, est un gamin à problèmes, avec un superpouvoir aussi cool que flippant : il ressent les émotions des autres… et peut les manipuler à sa guise. Autant dire que le gars est à deux doigts de devenir un sociopathe surpuissant.


L’histoire démarre sur un bon pitch : Kaleb découvre qu’il est un “Enfant du Volcan”, une sorte de mutation qui lui confère ce don psychique, mais au lieu de l’utiliser pour sauver le monde, il l’exploite sans trop se poser de questions. Sauf que manipuler les gens, ça attire forcément des emmerdes, et voilà notre héros traqué par une organisation secrète qui, bien sûr, a des motivations plus troubles qu’un café serré.


Là où Kaleb marque des points, c’est dans son ambiance sombre, ses dilemmes moraux et son anti-héros charismatique. Pas de manichéisme ici, c’est crade, c’est violent, et parfois, on ne sait même plus s’il faut être pour ou contre le protagoniste. Les scènes d’action et de tension sont bien rythmées, et l’écriture, nerveuse et directe, donne une vraie intensité au récit.


Mais voilà… parfois, ça part dans tous les sens. Les révélations s’enchaînent vite, trop vite, au point qu’on frôle l’overdose de twists. Kaleb, lui, est captivant mais parfois un peu trop “torturé stylé”, et certaines scènes flirtent avec le too much dans la noirceur gratuite. On sent que l’auteur veut choquer, pousser les limites, mais par moments, ça fait plus poseur que réellement subversif.


Bref, Kaleb, c’est un YA sombre qui joue la carte du bad boy aux pouvoirs dangereux, avec une vraie énergie… mais qui se prend parfois un peu trop au sérieux. Un roman efficace, intrigant, mais qui aurait mérité un peu plus de contrôle pour éviter le grand huit scénaristique. Si t’aimes les héros borderline et les thrillers surnaturels bien tendus, fonce… mais prépare-toi à quelques virages serrés.

CinephageAiguise
7

Créée

le 12 févr. 2025

Critique lue 7 fois

Critique lue 7 fois

D'autres avis sur Kaleb - Kaleb, tome 1

Kaleb - Kaleb, tome 1

Kaleb - Kaleb, tome 1

8

SuperbiPera

14 critiques

Critique de Kaleb - Kaleb, tome 1 par SuperbiPera

"C'est si bon d'être mauvais" est sous-titré ce premier tome de "Kaleb".Pourquoi se forcer à être quelqu'un d'autre quand c'est si facile d'être nous-même, de faire ce qu'on est né pour: Le Mal ? ...

le 3 sept. 2012

Kaleb - Kaleb, tome 1

Kaleb - Kaleb, tome 1

9

Gabkaa

1 critique

La face cachée de l'Homme

Alors, je risque sûrement de spoiler en faisant une critique sur ce bouquin, mais c'est pour expliquer le pourquoi du comment j'aime énormément ce livre. Et je fais cette critique pour réellement...

le 28 avr. 2019

Kaleb - Kaleb, tome 1

Kaleb - Kaleb, tome 1

8

lilitu

36 critiques

Critique de Kaleb - Kaleb, tome 1 par lilitu

Vendu comme un roman « young adult » j’étais très curieuse de lire ça, d’autant plus que ce n’est pas du tout mon genre de prédilection. En toute honnêteté, j’ai eu un peu de mal à accrocher au...

le 12 déc. 2017

Du même critique

L'Iris blanc - Astérix, tome 40

L'Iris blanc - Astérix, tome 40

7

CinephageAiguise

2468 critiques

Peace, amour et baffes gauloises

Astérix, c’est un peu comme un banquet chez Abraracourcix : on y revient toujours avec plaisir, même si parfois le sanglier est un peu moins savoureux que d’habitude. Avec L’Iris Blanc, Fabcaro prend...

le 31 janv. 2025

Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut

Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut

7

CinephageAiguise

2468 critiques

Ou comment ruiner sa vie en trois décisions stupides

Si tu pensais que les grandes histoires d’amour du XVIIIe siècle étaient toutes romantiques et pleines de sagesse, l’Abbé Prévost est là pour te prouver que non, on peut aussi écrire un best-seller...

le 27 févr. 2025

Les Misérables

Les Misérables

8

CinephageAiguise

2468 critiques

Entre grandeur, misère et digressions XXL

Si tu pensais que les classiques du XIXe siècle étaient juste de belles histoires d’amour contrariées, Les Misérables de Victor Hugo est là pour te rappeler qu’on peut aussi écrire un pavé où se...

le 19 févr. 2025