Tueur à gages de son état, Madjid Müller est chargé d’éliminer un vieil homme dans un Ehpad de Besançon. Le commanditaire accuse l’octogénaire d’avoir abusé de lui durant son enfance. L’affaire ne devrait être qu’un formalité, sauf que le client a posé deux conditions qui compliquent la donne : 1) il veut assister au meurtre et 2) il veut couper le sexe de son ex-tortionnaire.
Bienvenue chez Jacky Schwartzmann, dans un polar déjanté déroulant une intrigue aussi improbable que savoureuse. Les dialogues sont aux petits oignons, c’est drôle, trépidant, digne d’un roman de gare à l’ancienne que l’on prenait plaisir à déguster le temps d’un trajet longue distance, à une époque où le TGV et les écrans portables n’existaient pas encore. Et derrière les aspects d’un scénario où les rebondissements se succèdent, on peut lire en sous texte des considérations politiques et sociétales chères à l’auteur de Bastion qui, comme à son habitude, ne limite pas sa production littéraire à un simple divertissement sans épaisseur.