Sans ambages, Valentine Goby nous plonge ici dans l'horreur absolue du camp de concentration/extermination réservé aux femmes de Revensbrück. Sans conteste, il s'agit ici de la lecture la plus difficile que j'ai eu à mener à son terme. Si Vie et Destin de Grossman s'étire sur près de 1000 pages permettant au lecteur de reprendre sa respiration, l'autrice ne laisse ici, en 200 pages à peine, aucune échappatoire à son lecteur : l'effroi permanent ou l'abandon. Bien que le récit peut paraître haché et décousue, il n'en demeure pas moins une lecture d'utilité publique pour rappeler à chacune et chacun que l'essence même du fascisme repose sur une société esclavagiste où le nihilisme prime sur toute forme d'humanité.