Je trouve ce roman / essai assez maladroit en fait. Ca part d'une idée qui est plutôt pas mal qui serait de faire une synthèse des plus grandes doctrines religieuses actuelles (y compris celle de ne pas avoir de croyance religieuse) et d'en dégager une thématique commune qui permettrait à l'Homme de vivre "mieux.
Mais les sept conseils prodigués par les sages sont évidents, sous les oreilles béâtes de deux adolescents qui ont donc attendu ce moment là pour découvrir qu'il ne fallait pas être prétentieux etc. Certains conseils sont même assez embarrassants, notamment lorsqu'il s'agit d'accepter son "destin" car telle est la vie. C'est un peu facile. Le tout est illustré à chaque page ou double page par une métaphore plus ou moins imagée qui donnera lieu à une morale.
En plus de la maladresse du bouquin, il y a des sortes de mini intrigues qui se greffent parfois, comme une où un sage (non nommé) sera sous l'emprise du diable représenté par un serpent. Je suis assez surpris de voir ce passage qui n'a rien à faire là et qui du coup dénature un peu le roman dans le sens où une religion est mise en avant (elle n'est pas citée mais la religion catholique semble assez évidente vu que le serpent y est diabolisé) et que vu l'apparition du diable dans le roman, elle empêche un peu le côté "athée" qu'on aurait pu y trouver s'il s'agissait juste de synthétiser les apports des doctrines pieuses (ou non).
Et puis j'ajoute le fait que le live a quelque chose d'assez passéïste lorsqu'il s'agit de présenter la société contemporaine. Il y a une sorte de dénonciation assez bas de gamme de la dépendance de l'Homme pour les technologies qui sont représentées comme une sorte de mal absolu, avec en point de mire la fin du monde. Il y a un aspect rétrograde, voire réactionnaire assez pénible. Qui contredit même les précédents conseils qui étaient justement d'accepter les choses telles qu'elles sont pour mieux vivre et de vivre dans l'instant présent. Or, Frédéric Lenoir semble à des années lumières de l'époque contemporaine.;
Une sorte de globiboulga parfois insignifiante, parfois dérangeante, parfois embarrassante.