Martin Winckler écrit beaucoup. C'est peut-être pour cela que ce récit familial apparaît si peu personnel. Ce sont des chromos policés, comme on en voit dans les téléfilms sur la seconde guerre mondiale. Des histoires d'amours contrariées, de romances secrètes, de missions mystérieuses ; au fil d'une enquête sur deux générations. Les chapitres sont très courts pour conjurer l'ennui. Mais la substance manque. Alors aux deux-tiers, l'auteur se permet une astuce de série B : un voyage dans le temps, la guerre comme terrain de jeu. Le roman-photo est complet : on ne s'embarrasse d'aucun drame, aucune souffrance, tout est bon pour illustrer les sentiments cheezy de deux êtres entre deux âges. Si cul-cul que c'en est crispant.