Si vous pensiez que les arbres ne faisaient que rester plantés là, gentiment, à absorber du CO₂ pendant que vous scrollez sur votre téléphone… L’Arbre-Monde de Richard Powers risque de vous coller une bonne claque photosynthétique. Ce roman est une déclaration d’amour à la nature, une fresque où les destins humains s’entrelacent avec ceux des forêts millénaires, et où chaque page vous donne envie d’aller faire un câlin à un platane.
Avec une plume aussi élégante qu’un chêne majestueux et une construction narrative qui se ramifie comme un système racinaire, Powers nous plonge dans une épopée écologique qui oscille entre la poésie et le pamphlet engagé. Parfois, on frôle l’overdose de descriptions sylvestres, mais soyons honnêtes : si un arbre prend le temps de pousser, vous pouvez bien prendre le temps de le lire.
En résumé, L’Arbre-Monde vous fera regarder autrement la prochaine feuille qui tombe à vos pieds. Et peut-être, juste peut-être, vous donner envie de planter un arbre plutôt que de cliquer frénétiquement sur « Ajouter au panier ».