2e pire roman sur Nicolas leFloch par Laurent JOFFRIN

Comme l'intitulé de ma critique, c'est le 2e pire roman sur Nicolas leFloch par Laurent JOFFRIN.


Grand fan de l'univers de Nicolas leFloch par Jean-François PAROT que j'ai découvert par la série puis par ses romans.


- 1er grand problème c'est qu'il essaie de reproduire l'esprit littéraire naturel de Jean-François PAROT mais ici, on sent que c'est artificiel, brodé et sans conviction.


- 2e problème, il copie des textes entier entre son 1er livre "le cadavre du palais royal" et celui-ci fait seulement 260 pages, on comprend qu'il n'a ni l'imagination ni la connaissance historique pour étoffer le livre. Sauf quand c'est pour nous mettre des tartines de wikipédia sur la révolution, là, il y a de la place. On perd plusieurs dizaines de pages par des explications tellement précis qu'on croirait lire un livre documentaire sur la révolution.


- 3e problème, chaque livre est écrit comme si c'était le premier et il met toujours un pavé pour réexpliquer la biographie de tous les personnages. Jean-François PAROT lui mettait quelques lignes pour faire comprendre aux nouveaux lecteurs. Là, c'est juste illisible tellement ça fait biographie.


- 4e problème, les personnages :

*Aimé de Noblecourt, alors que franc-maçon et très porter sur la justice sociale sous PAROT, est devenu un vieux raciste en fauteuil roulant partisans de la théorie des races.


*Pierre BOURDEAU, promu commissaire depuis le précédent livre, est passé d'un opposant de l'ancien régime partisan des lumières à un personnage fade qui a limite deux lignes sur son opinion politique alors qu'on est en pleine révolution. À se demander même s'il est content de légalité sociale.


*Nicolas leFloch qui n'est plus dans la police mais bizarrement toujours rang de commissaire (bizarrerie de plus) sert d'agent de sécurité du roi. Là aussi dans ce livre, alors qu'il a plusieurs fois côtoyé et aidé des personnages noirs devient indifférent aux codes noir et aux horreurs de l'esclavage. Sa nouvelle romance n'apporte rien à part qu'il est décrit comme un chaut lapin avide de femme jeune et de haute naissance. Et il est toujours l'amant d'Aimée d'Arranet...


*Laura de Fitz-James, descendante du roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande, sa nouvelle maîtresse, est décrite comme une fanatique royaliste qui veut exterminer le peuple depuis le livre précédent mais dans celui-ci elle est également fanatique de l'esclavage et pour elle s'est la bonté de l'homme blanc d'offrir le privilège d'être esclave pour eux.


Je pourrais en dire plus tellement c'est une honte. On croirait qu'on a forcé Laurent JOFFRIN a reprendre la suite.



Emile42
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le 18 avr. 2026

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Emile42

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