Le deuxième volume de L’heure du loup où le lecteur retrouve Michael Gallatin, en pleine seconde Guerre Mondiale et qui a une mission pour permettre le débarquement des forces alliées en Normandie.Le roman commence par la vie qui continue pour Mikhael, au sein de la meute, qui l’a accueillie. Il continue sa formation, il vit ses premiers amours qui vont donner un fils. La meute est en danger à cause des soldats russes.L’histoire se poursuit pour Michael et ses acolytes, en Allemagne. Leur couverture est en passe d’être découverte. Michael est en danger, dans un train. Mais il arrive à déjouer tous les plans qui visent à le tuer. C’est sans compter un des chefs allemands qui semble avoir vu clair dans son jeu. Mais à ce jeu-là de manipulation, Michael est très fort pour ne pas montrer ses sentiments. Ils seront tous très vite arrêtés et envoyés dans un des pires camp de la mort. Heureusement qu’il trouve des alliés, malgré les privations, les menaces mais aussi les sévices. Les Allemands étaient très forts pour cela et ils sont allés très loin dans cette violence, cette privation de liberté.Un grand roman d’aventure qui va les amener en Norvège, normalement lieu ultime qui devrait permettre de connaître l’arme détenue par les Allemands et permettre aux alliés de débarquer. Tout n’est pas rose. Le roman est très riche en rebondissements. Michael arrive, bien souvent, à se transformer en loup pour pouvoir avancer. Mais certaines blessures sont trop difficiles à appréhender. Il a une très grande force de caractère, malgré la douleur. Il n’abdique jamais et il essaie de bien garder son secret, même si ses proches s’interrogent après coup de ses actions.Ce roman est très riche, bien documenté, très bien écrit. Il est entraînant, palpitant, tout comme le premier tome. J’ai beaucoup aimé la partie consacrée à Mikhail, dans cette forêt, avec cette meute. L’auteur détaille, avec une intense perfection, ses transformations, sa lutte pour rester humain quand il le faut. Car il le sait, s’il se fait prendre, il sera un animal de foire, soumis à toute dissection. Mais la transformation intervient, également, quand il ne peut pas faire autrement, pour se sauver, sauver ceux qui le méritent, pour gagner du temps et ce malgré ses blessures. Michael est un humain, un loup, qui peut avoir besoin de soins, de se reposer. Il doit toujours se cacher pour que sa nature ne soit pas reconnue. Il reste profondément humain, malgré les horreurs vues et vécues. Mais ceux qui ne méritent pas de vivre sont purement et simplement éliminés. Pas de quartiers.Un seul bémol sur ce roman, mais ce n’est que mon avis en tant que lectrice. J’aurais aimé connaître la vie de Mikhael après qu’il ait quitté la Russie car sa meute a été décimée.Ce roman est suivi d’une nouvelle où le lecteur retrouve Michael, en Afrique, pendant la Seconde Guerre Mondiale où il vivra une aventure avec un pilote allemand, un héros national. L’aigle et le loup.