Oulah, que c'est mauvais ! Franchement, il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu quoi que ce soit d'aussi mauvais, heureusement que j'ai acheté ce livre d'occasion. Je m'étais dit, à ce moment, "tiens, un space-opera français, voyons ce que ça donne". Quelle déception ! Même les vieux romans de gare de la collection "Fleuve Noir" faisaient nettement mieux.
Le style est si pauvre, si horriblement scolaire, avec des phrases si fonctionnelles, qu'il s'avère incapable de communiquer le moindre sentiment au lecteur. Si bien que les sentiments, Alexis Aubenque est obligé de nous les expliquer, de manière didactique. En répétant plusieurs fois pour être sûr qu'on ait bien compris. Le tout mélangé à d'atroces lieux communs énoncés comme s'il s'agissait d'éclatantes nouveautés philosophiques. Voici un extrait typique :
"Fille unique, sa vie affective était d'une pauvreté telle qu'elle se retrouvait souvent en pleurs sur le lit à baldaquin qui trônait au fond de sa chambre. Le pouvoir et l'argent n'étaient pas suffisants au bonheur. Roseta en savait beaucoup sur la question. Les proverbes d'autrefois étaient des vérités éternelles."
Ceci dans un contexte où l'auteur a déjà passé dix pages à nous expliquer à quel point le personnage est une jeune fille riche et malheureuse. Et c'est comme ça sans arrêt.
Car on pourrait pardonner la pauvreté du style s'il servait à mettre en forme des idées originales, mais c'est très loin d'être le cas. Il y a tellement de clichés qu'on dirait une parodie.
A éviter.