10
76 critiques
Incontournable
Alors la je dis chapeau, voilà un livre très beau, extrèmement bien écrit sur un sujet plus que difficile à traiter. L'histoire et criants de véritée, à la fois terrible et émouvants, tantôt drôle,...
le 13 mai 2012
Nous sommes dans les années 1960 aux États-Unis, dans le Mississipi, dans la ville de Jackson où la plupart des familles blanches ont une nourrice ou une bonne à tout faire noire. C'était le cas de la famille d'Eugenia, appelée aussi Skeeter, dont la bonne Constantine a été congédiée pour une raison mystérieuse.
Alors que Skeeter s'interroge encore sur les raisons de cette disparition inexpliquée de la femme avec laquelle elle avait pourtant noué de solides liens, elle profite de son début de carrière modeste en tant que journaliste pour faire parler le plus possible les bonnes noires du voisinage dans le but de publier un livre destiné à faire évoluer les choses pour la cause des noires.
On est dans la période des émeutes raciales, des mouvements protestataires et des actes forts comme celui de Rosa Parks, sans parler du phénomène Martin Luther King. Cette période de mouvance et de rébellion est donc propice à délier les langues et donner un peu de courage à ces femmes humiliées et maltraitées quotidiennement par leurs employeurs, des bourgeois(es) blanc(he)s qui refusent de partager même leurs toilettes avec celles qu'ils appellent "négresses".
Cette violence peut-même se retrouver au foyer conjugal, par exemple pour Minny dont le mari, Leroy, se montre alcoolique et violent.
En plus de Minny, forte tête avec tout le monde (sauf son mari malheureusement) nous avons deux autres narratrices dont Skeeter bien sûr, qui ne veut pas suivre le parcours des femmes de sa région mais plutôt faire montre d'indépendance et avoir une carrière stimulante gratifiante, quitte à repousser un beau parti, fils de sénateur, parfois maladroit parfois détestable dans son comportement.
Et puis il y a Abileen, une autre bonne qui a perdu son fils et qui noue une relation quasi mère fille avec la petite dont elle a la charge.
Le roman se dévore, les personnages ont chacun leurs caractéristiques, un passé que l'on a envie de connaître et une situation dont on a envie de connaître l'évolution. On sourit, on s'insurge parfois et tout ce contexte de mépris de race, de ségrégation, toutes ces petitesses de la bourgeoisie qui cherche à se donner bonne conscience permettent de dresser le constat d'une époque qui ne semble plus si lointaine malheureusement.
On ne peut que regretter le manque de développement de la fin, assez abrupte concernant Minny et Aibileen, tant on se demande comment vont finir leurs vies mais cela démontre que l'on s'intéresse à ces personnages, à leur sort.
Pour l'avoir lu après le second roman de Kathryn Stockett, j'ai préféré La Couleur des sentiments à Calamity Club. Je l'ai trouvé plus captivant, plus accrocheur, sans baisse de rythme, plus homogène dans la qualité des personnages, un peu plus émouvant aussi et parfois drôle.
Un roman important dans les sujets qu'il aborde, mais surtout une lecture extrêmement plaisante.
Créée
il y a 5 jours
Critique lue 1 fois
10
76 critiques
Alors la je dis chapeau, voilà un livre très beau, extrèmement bien écrit sur un sujet plus que difficile à traiter. L'histoire et criants de véritée, à la fois terrible et émouvants, tantôt drôle,...
le 13 mai 2012
8
31 critiques
Un livre bouleversant, touchant, et amusant ! Et bien oui ! Malgré un sujet très sérieux "la condition des bonnes noires dans les années 60 aux E.U.", le fort caractère du personnage de Minny et...
le 25 mars 2013
6
287 critiques
[écouté en audiolib] Les livres en mp3 qu'on me passe ne sont pas forcément ceux sur lesquels mon choix ce serait porté mais un bon livre est un bon livre, qu'on soit dans le lectorat privilégié ou...
le 28 nov. 2011
10
856 critiques
Musashi, du nom d'un célèbre samouraï, est bien plus qu'un roman ; c'est un récit initiatique, un parcours auquel on assiste, et dans lequel chacun pourra puiser inspiration, force, et même, si cela...
le 13 avr. 2011
4
856 critiques
Toute la partie en forme de parabole sur la ségrégation raciale et communautaire est intéressante, on assiste presque mal à l'aise à l'étalage de la barbarie humaine avec une variété d'attaques qui...
le 15 janv. 2013
10
856 critiques
Je suis finalement arrivé au bout des Mémoires d'outre-tombe. Cela aura été un plaisir quasi-permanent malgré l'importance de l'œuvre et sa densité. Des milliers de pages réparties en 42 livres,...
le 26 sept. 2010
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème