Les premièrs paragraphes sont prometteurs. Ecrit avant 1930, le vocabulaire est riche et les phrases bien construites. On se sent en de bonnes mains. Les premiers éléments de suspense arrivent et on sent un potentiel. Les images d'un temps ancien nous viennent savoureusement, les décors, la technologie de l'époque.
Enuite on lit, on lit et peu à peu on comprend que ce livre ne va nulle-part.
- Premier écueil: l'abondance de superlatifs.
Du style: "Il s'aperçu avec horreur que l'abomination qui se tapissait dans les tréfonds de la terrible noirceur de la nuit maudite l'attendait pour l'emporter sur la planète monstrueuse d'où l'inhumaine infâmie était née."
J'éxagère évidemment, mais si on recevait une claque à chaque fois que les mots "horreur" et "monstrueux" apparaît, on serait hospitalisé avant la moitié du livre. Le "maître de l'horreur" a craché ses trois mots en boucle ne sachant pas que quand on décrit plus simplement une situation, pas besoin de nous enfoncer les adjectifs dans la tête. Le sentiment d'épouvante se forme en nous. Plus vous écrivez "monstrueux", moins vous ressentez le monstre.
- Deuxième écueil: le livre est divisé en trois chapitres qui ne se connectent pas vraiment. Un météor, la nature qui meurt, des maladies qui métamorphosent les habitants, ensuite un monstre qui sort d'une grotte et un village déserté pollué d'habitants hybrides terriens et extra-terrestres. Avec à la fin un petit twist qui relève le tout.
Au final un grand gâchis derrière ce très bon titre et de belles couvertures. Je suis sûr qu'on peut l'adapter et le transformer en un récit bien meilleur.
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