Même s'il y a des faiblesses qui rendent vraiment peu crédibles le récit, La Faille est un vrai page-turner. Un livre qu'on ne lâche pas jusqu'à arriver au dénouement.
Dans le roman, Franck Thilliez a voulu parler de la mort, de ce qui se passe dans le cerveau sur le moment, et de ce qui reste après. Les héros y font face, probablement un peu trop pour le bien du récit. Mais les sujets traités sont intéressants, et étudiés.
J'ai eu un peu peur lors du traitement du sujet de l'acharnement thérapeutique et de la fin de vie, qui semble légèrement prendre position d'un côté. Même si, au final, ce qui est dénoncé est surtout l'engouement médiatique et les déboires administratif. Il manque, selon moi, une touche de neutralité et de factuel, comme il le fait pour d'autres sujets sensibles.
En tout cas, La Faille est un bon polar. Il est palpitant, avec un très bon rythme et beaucoup de suspens. Mais ce n'est pas le plus plaisant ou surprenant de Franck Thilliez. Pour moi il est un cran en dessous d'autres romans de l'auteur.