Une claque. Une claque monumentale. Et une tuerie, aussi bien au sens figuré que littéral. La Faille était mon premier roman de Franck Thilliez, et je ne m’attendais absolument pas à cela, loin de là. J’imaginais ma lecture comme un polar tout à fait classique avec quelques retournements bien établis, mais certainement pas à une réflexion sur la vie après la mort, le transhumanisme, ou la cruauté de l’être humain. Voilà en quelques mots-clés les thèmes abordés dans ce roman.
L’histoire est haletante, forte, puissante, émouvante, sale, gore, effrayante, et pleine d’espoir. Si vous ne pensez pas cela possible, eh bien je vous invite à lire ce livre pour le comprendre. Même sans cela, je vous invite à lire ce livre. Pour son intrigue si bien trouvée et son écriture si vraie. Le style de l’auteur est très terre-à-terre, souvent brute et surtout, ne fait pas de place au superflu. Chaque mot écrit est direct et mène l’histoire à son but sans fioritures. Sans oublier que ce roman policier joue avec le suspense, nos nerfs, nos peurs, pour parvenir à une résolution qui trouve son apogée dans les quelques vingtaines de dernières pages. Une fin à la fois émouvante et tragique.