Il mourut dans les premiers jours de janvier, et, dans le délire de l'agonie, il attestait son innocence, répétant:
"une 'tite ficelle... une 'tite ficelle... t'nez, la voilà, m'sieu le maire."
Auparavant, j'affirmai que la loi devait donner libre cours à toutes les expressions, quelque soient leurs contenus sauf dans le cas de ce qui relève de la diffamation. En y réfléchissant, il n'y a aucune raison d'interdire la diffamation. Si je suis diffamé, je n'ai qu'à rétablir la vérité et si personne ne me croit, j'en ai rien à foutre. Seul Allah sait la vérité et seul Allah condamne. Maître Hauchecorne n'est pas mort à cause de la diffamation qu'il a subi, mais parce qu'il n'était pas assez fort pour passer au-dessus de ces mensonges. Au moins, comme ça, c'est cohérent.