Tout cela part, probablement, de bonnes intentions : alerter sur le réchauffement climatique, sur la perte de la biodiversité, sur la perte de sens de la vie loin de la nature...
Et quoi de plus facile que la fantasy pour aborder ces thèmes. Facile, justement, c'est bien le mot. Il ressort de cette lecture une sorte de paresse de l'auteure. Elle multiplie les clichés, semble vouloir cocher toutes les cases de la bien-pensance, les véritables enjeux sont survolés, les problèmes sont enrobés dans un emballage tout sucré. C'est mignon ! Et je ne pense pas que cela soit le but premier.
Le deuxième problème que j'ai eu avec ce livre, c'est l'écriture. Non pas que cela soit difficile à lire, le style est plutôt correct, mais c'est la tentative d'effets visuels ou sensoriels « cinématographiques » qui pose problème. On sent bien que l'autrice a des images dans la tête qui sont un peu typées « manga », avec du mouvement, de l'action... mais par écrit... c'est, comment dire... confus ! Cela diminue grandement l’immersion.
On est clairement dans un livre écrit au kilomètre (la densité de la bibliographie de l'auteure confirme bien mon impression). La bonne nouvelle, c'est que je n'ai pas perdu trop de temps à le lire ! Vite lu, vite oublié !