Une lecture bien surprenante que voilà. J’ai même bien failli ne pas la mener jusqu’au bout car dès les premières pages, le style est assez déroutant. Pour commencer, il n’y a pas de paragraphe, juste une suite de phrases, d’évènements sans séparation. C’est assez gênant je dois le dire. Ensuite, l’auteur ne s’adresse pas à nous mais à son personnage principal. il utilise donc le « tu » durant tout le livre. L’histoire est aussi au début assez confuse. Les phrases s’enchaînent, l’auteur passe d’une idée à une autre et c’est assez difficile pour ne pas dire pénible à suivre. Et puis, petit à petit, soit le style devient plus clair, soit on s’y habitue, je suis rentré dans l’histoire qui au final s’avère très intéressante.
Yongle est un paysan chinois qui n’a d’autre solution pour se sortir de sa pauvreté actuelle que de réussir les examens qui lui permettront de poursuivre ses études. Sauf que ces examens, il les a déjà ratés plusieurs fois et sa famille commence à s’impatienter.
Les thèmes abordés sont nombreux, la pauvreté des paysans chinois sous le régime communiste pour principal sujet mais aussi entre autres les problèmes de contrôle de la natalité. C’est ici que ce livre prend tout son intérêt. Mo Yan profite de son histoire somme toute cruellement banale pour y placer quelques idées et points de vue sur la société chinoise qui sont loin d’être anodins. L’incohérence du départ disparaît alors au profit de passages très bien écrits.
Et puis il reste l’histoire de Yongle, une histoire triste pour un personnage à qui la chance n’a sourit que trop rarement.
Une lecture assez surprenante donc mais qui finalement se révèle assez intéressante.
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