Trois destins se croisent autour d'un même mystère : Opaline, en 1921, fuit un mariage imposé ; Martha, à notre époque, s'éloigne d'un époux violent ; et Henry, lui, cherche une librairie insaisissable. Leur fil rouge : un manuscrit signé Emily Brontë.
Le récit navigue entre deux époques et trois voix. Cette librairie dite « magique » (du moins, c'est ainsi que je l'ai perçue) , reste invisible pour la plupart : impossible de savoir où elle se cache, ni comment elle se manifeste. Les personnages peinent à susciter l'attachement, même si leurs histoires soulèvent des questions essentielles : la condition féminine en 1921 pour Opaline, les violences conjugales pour Martha. Entre "magie" et romance, l'intrigue est longue, et je me suis ennuyée sur des pages entières, levant les sourcils devant une succession de détails pour le moins curieux : cet arbre, Shane, Mme Bowden, la librairie, la mère de Martha, et cette manie qu'a Martha de « lire » les gens. Sans parler des répétitions à outrance qui m'ont épuisée au fil des chapitres (encore que, pour celles-ci, je ne saurai jamais si la faute revient à l'auteure ou au traducteur). Heureusement, une touche young adult m'a tenue jusqu'au bout, et la description des violences conjugales est remarquablement juste.
Je laisse donc ce livre poursuivre son chemin avec quelqu'un d'autre, qui saura sans doute l'apprécier mieux que moi (si Opaline passe par là…). Mais qui sait ? Peut-être qu'ici même, quelqu'un me dira avoir un arbre qui pousse à l'interieur de sa maison, et qu'un peu de magie le conduira jusqu'à cette librairie. On peut me noter l'adresse dans les commentaires, je viendrai avec plaisir chercher mon prochain livre ...