Sans conteste l'un des romans les plus mauvais que j'aie jamais lus. Par où commencer? Le livre est long, environ 1100 pages. La trame est très difficile à suivre : les personnages sont indifférenciés, le récit couvre plusieurs périodes, et est entrecoupé de longs monologues intérieurs, entrées de journal, épisodes rêvés ou imaginés, etc. A priori intéressant, mais en pratique ici très mal ficelé et assez fastidieux.
Le récit est centré autour d'enfants handicapés hébergés dans une institution spécialisée, la fameuse Maison. Face à leur inadaptation au monde réel, les enfants se créent une sorte de réalité parallèle dans laquelle certains peuvent entrer physiquement ou en esprit. La Maison, en parallèle, acquiert une sorte de vie propre, et on ne sait pas bien si elle essaie de retenir les enfants ou bien si ce sont eux qui se l'imaginent pour exorciser leur peur de l'extérieur.
Le sujet est donc assez intéressant, même s'il n'y a là rien de renversant, et l'utilisation d'enfants atteints de handicap semble un peu gratuite. C'est l'exécution qui pèche, avec pour résultat un galimatias indébrouillable où tous les personnages s'expriment de la même manière, les évènements s'annulent et se ressemblent, et le lecteur qui essaie de suivre tout ça, franchement, s'ennuie.
On voit bien que l'auteur a essayé de créer une ambiance de réalisme magique sombre et dérangeant, style cité des enfants perdus en plus gênant. Certains lecteurs apprécieront, et pardonneront la maladresse de l'écriture. Ça n'a pas été mon cas.