Dans ce roman, Samar Yazbek, donne la parole à Rima, une jeune fille muette par conviction. Elle a aussi la particularité de ne pas pouvoir s'arrêter de marcher. Ainsi, elle a grandi attachée à son lit, à sa mère, à son frère... Un jour, un énième contrôle à un check-point tourne mal, sa mère est tuée par un soldat et Rima est blessée. Après un court séjour dans un hôpital pénitentiaire elle sera recueillie par son frère et fera une plongée, la tête la première, dans la guerre qui fait rage à Damas en 2013.⠀
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Cette guerre, elle nous la raconte. Et c'est là que le bât blesse ! La manière dont elle le fait m'a profondément agacée. La structure de son récit est complètement éclatée. Elle nous parle d'une chose, s'éparpille pour nous en parler d'une autre, ou nous annoncer qu'elle va le faire prochainement avant de tomber dans une nouvelle digression. Pour illustrer sa dispersion, elle compare la construction son histoire à une balle transparente qui rebondit dans tous les sens pour éventuellement revenir au point de départ. En soi pourquoi pas, mais, le récit est pollué par mille et une répétitions. ⠀
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Ça me brise le coeur d'écrire ça, parce que je comprends tout à fait la portée symbolique de la déambulation du récit, en lien direct avec le trouble qui pousse la jeune fille à marcher vers l'infini... Là encore, cette marche sans fin est symboliquement puissante ! Mais je me suis lassée, parce que bien que dynamique, ça manque de fluidité. ⠀