La Mare au diable est une déception littéraire. George Sand préface mieux son livre qu'elle ne chante son histoire.
La première partie du récit offre l'espace pour appréhender les résistances qui existent entre notre laboureur et la petite Marie. La seconde partie du roman fait tout envoler favorisant la mièvrerie au détriment de la mise en évidence des tensions singulières de chaque personnage. L'inaccessibilité affective qui parcours les deux personnages principaux sous le prisme d'une norme et de la raison est totalement balayé. Pourquoi, dans ce cas, attribuer à Marie autant de science ?
Eh bien ! oui, je suis un enfant, dit-elle, et c'est à cause de cela que je crains un homme trop raisonnable. Vous voyez bien que je suis trop jeune pour vous, puisque déjà vous me reprocher de parler sans raison. Je ne puis pas avoir plus de raison que mon âge n'en comporte.
La Mare au diable, récit idéalisant dès son commencement la paysannerie, se perd également dans l'idéalisation de l'épaisseur affective d'une conjugalité paysanne.