Je n'avais qu'une seule image en tête depuis l'enfance. C'était resté gravé après avoir croisé le dessin animé sans jamais le voir en entier : Sarah, seule et triste dans sa chambre avec sa poupée. Une impression de détresse totale, mais avec d'immenses ellipses.... Trente ans plus tard, j'ai préféré lire le livre plutôt que de revoir la série. Je préfère la profondeur et l'imagination, surtout que celle-ci va bien dans l'histoire.
Ceci-dit, la surprise est ailleurs. Au-delà du souvenir, le texte possède une vraie noirceur. On découvre une force mentale incroyable. Sa façon de s'imaginer en princesse pour tenir le coup face à la directrice n'est pas un jeu, c'est sa seule armure pour survivre. Alors oui, les personnages sont très tranchés et la fin s'arrange un peu trop facilement, mais on finit par savourer la tournure des événements sur les derniers chapitres. Tout s'emboîte bien.
Moralité: j'ai fait l'effort d'essayer de comprendre et de mettre enfin des mots sur ce vieux souvenir. Au passage, le livre montre sans filtre la réalité de la vie en pensionnat. Un très bon classique qui mérite son 8.