« La Porteuse de mort » de Stark Holborn est un roman de science-fiction qui nous transporte sur une planète désertique où la survie est un combat quotidien. L'ambiance mêle habilement les codes du western avec ses saloons, marshals, et combats au pistolet, à ceux d'un univers post-apocalyptique à la Mad Max, où les ruines et les bandes de pillards dominent le paysage, tandis que les rares enclaves civilisées peinent à subsister.
L'histoire démarre avec le crash d'un vaisseau spatial, amenant Dix, une médecin marquée par un passé trouble, à recueillir une mystérieuse enfant rescapée. Ce duo improbable, contraint de fuir face à de nombreux dangers, nous embarque dans une traque haletante à travers les étendues arides de la planète. L'ambiance du space western est particulièrement réussie, renforçant l'immersion dans ce monde brutal et poussiéreux.
Les personnages sont bien développés et intéressants. Leur humanité, leurs failles et leurs conflits donnent de la profondeur à ce récit. L'écriture fluide m'a immédiatement embarqué dans cette aventure, rendant la lecture à la fois agréable et immersive.
Cependant, le récit souffre d'un rythme parfois monotone, avec des péripéties qui manquent de variété et de surprises. Si l'intrigue reste à échelle humaine et s'attache au destin des personnages, l'univers aurait gagné à être davantage exploré et approfondi. Il y a également un léger aspect fantastique mais je dois avouer que celui-ci ne m'a pas vraiment emballé.
Malgré ces réserves, ce roman est une lecture plaisante grâce à ses personnages attachants et son atmosphère réussie.