Marc Lévy nous revient avec un nouveau roman et, surprise (ou pas), c’est encore une histoire d’amour réincarné, perdu, retrouvé, un peu magique mais surtout très déjà-vu. On aurait aimé vous dire que cette fois, il innove… mais non. On est en terrain connu, balisé, avec un GPS qui clignote "sentimentalisme forcé" et "mystère en mousse".
L’intrigue ? Un peintre maudit, une femme mystérieuse, des destins qui se croisent à travers le temps, et bien sûr une grande Histoire d’Amour qui défie la logique, la mort, et parfois même le bon sens. Tout cela saupoudré d’un peu d’ésotérisme pour la touche "je suis un roman profond" (indice : il ne l’est pas vraiment).
Alors oui, ça se lit tout seul, comme une boîte de chocolats qu’on ouvre sans faim. Mais le goût, c’est celui du réchauffé. La plume de Lévy coule comme d’habitude, fluide mais sans réel relief, et on se surprend à anticiper les rebondissements avant même qu’ils arrivent (et ils arrivent toujours).
Bref, La Prochaine Fois porte bien son nom : peut-être qu’on lira encore un Marc Lévy, mais pas tout de suite. On a besoin d’une pause.