Pour La Vallée de la peur Conan Doyle nous refait quelque peu le coup d'Une étude en rouge, avec une première partie en Angleterre et une seconde se déroulant des années plus tôt aux États-Unis qui nous expliquent le pourquoi du meurtre relaté dans cette intrigue policière.
J'aime bien le style de ce romancier écossais, un style simple mais rudement efficace. Il sait rendre passionnant à lire des intrigues pas forcément hyper originales, dans le cas présent le début n'est pas sans rappeler le crime du Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux et c'est la meilleure partie de ce court roman (ou longue nouvelle) avec Sherlock Holmes et son acolyte le Docteur Watson dommage que la suite du récit se déroulant aux U.S.A., car sans être désagréable à lire c'est tout de même moins captivant. Et l'on regrette du coup l'absence des 2 personnages principaux de cette série bien que l'idée de cette société secrète (inspirée des Molly Maguires) et la référence à l'agence Pinkerton soient une bonne trouvaille.
Cela reste tout de même d'une lecture très agréable, bien que cela aurait été peut-être plus judicieux d'envoyer le célèbre détective britannique au pays de l'oncle Sam.