Camille Nijinski est chargée d'enquêter sur un meurtre d'une pure folie...
En publiant "Labyrinthes", Franck Thilliez met un terme à sa trilogie consacrée au romancier Caleb Tracksman d'une manière quelque peu décevante à mes yeux. Un troisième tome dont je ne sais pas s'il sert de conclusion ou d'autre chose. Ceci dit, on retrouve les protagonistes et antagonistes des tomes précédents pour un dernier tour de piste dans les tréfonds de l'Homme.
Pour ce dernier tome, la plume de Thilliez expose trois intrigues qui à première vue, n'ont rien en commun. Mais que serait la trilogie Caleb Tracksman sans son axe majeur qu'est la mémoire ? Personne ne le saura étant donné que Thilliez renoue avec le moteur de cette trilogie : la mémoire. Elle sera le moteur de ces trois intrigues . En effet, chacun de ces personnages se voit être attribué d'une quête particulière : retrouver ses souvenirs. La mémoire est chose malléable et Thilliez l'érige en véritable labyrinthe.
Si Thilliez peint le caractère malléable de la mémoire, il s'en donne à coeur joie dans son bouquin jusqu'à me provoquer une indigestion. Retournement d'une situation qui a déjà fait l'objet d'un retournement de situation, "Labyrinthes" devient un vrai dédale fictionnel. Chronologiquement parlant, je ne parviens pas à situer ce troisième tome tant les éléments de l'intrigue complexifient la chose.
Pour ma part, ce troisième est synonyme de déception. La surenchère de plot twist m'a embrouillée et je me suis perdue dans ce labyrinthe. Dommage.
Je recommande tout de même cette saga qui vaut le détour !