Un essai composé comme un florilège des sens, d'odeurs, de cuisine, de papiers, de lieux ou de parfums. Chaque chapitre par d'un lieu ou d'un non-lieu, et d'une histoire à lire de façon contemplative, immergé dans des vibrations olfactives.
Ça parle aussi d'anosmie, d'un monde sans odorat, des fantômes, de la mort et du temps qui passe. Obsession de la trace.
On y retrouve un sculpteur qui crée des boîtes bleu nuit exhalant des forêts en pots pourris. Une jeune iranienne qui imagine la mer jamais vue à partir des odeurs d'encre que ramène tous les soirs son père, imprimeur de journaux illicites.
Du parfum Arpège dont Simone Veil s'est imbibé au moment de son arrivée à Auschwitz, jusqu'à toujours garder un flacon dans sa salle de bain... Des prunes salées de la grand mère de l'auteur qui survivent à la mort et succèdent aux générations... immortelles comme les peintures de natures mortes.