Une histoire d’amitié profonde, brisant les entraves familiales et les serments solennels, dans un contexte propice : le scoutisme et ses valeurs (l’abnégation, la vaillance, la solidarité, le respect – et la foi, aussi), les paysages baignés de légendes où rôdent le merveilleux, l’aventure et les vieilles rancœurs. Eric est un prince scandinave, Christian le descendant d’une noble lignée de seigneurs de Creil et de marquis d’Ancourt. Deux familles liées par d’atroces règlements de comptes. On se croirait en pleine guerre de succession. Christian est valeureux, enjoué et admirable de franchise et de décontraction ; son ami est un musicien hors pair et un cavalier émérite.
Avec ce livre, j’ai découvert une langue agréable et parfois fleurie, où les citations culturelles scandent un rythme fleurant bon les tournures un peu désuètes mais si belles de nos écrivains d’antan. Un livre comme tant d’autres où les enfants sont beaux et sans malice, et pleins de potentiel. Un livre où on déclame des vers et où on chante du Grieg (des passages de Peer Gynt), où les pianos trônent au milieu des armures, où les sangliers errent dans la forêt proche, où le camp de toiles est parsemé de roses…