Presque 1000 pages au format poche...! C'est dire s'il fallait prendre le temps d'avaler le dernier acte de cette trilogie W3.
Une critique, ou un regret : pour tout saisir et savourer cette histoire "fleuve" à son bon niveau, il ne faut pas trop attendre entre chaque épisode. C'est mon erreur... Presque un an entre ce tome 3 et le tome 2 "Le mal par le Mal". Du coup, le résumé initial fut plus que bienvenu, mais pas suffisant.
Ne soyons pas mesquin. Cette aventure finale s'avale sans problème. On souffre, on palpite, on craint, on s'inquiète, ou s'amuse, on se ravit pour toutes ces péripéties que vivent les personnages d'autant que certains deviennent de plus en plus sympathiques au point que j'avais tendance à m'apitoyer sur leur sort. N'empêche, ce Kalinine est très fort, habile, humain, violent à souhait, mais si génial... et très attachant dans ce dernière volume au contraire des épisodes précédents. Quant à Jo, bon... je ne dirais rien, sinon qu'il revient de loin... Et Lara... ! Ah, Lara ! Sacrée bonne femme. Heureusement qu'elle avait des soutiens et un solide pilier sur lequel s'appuyer malgré les drames qui l'ébranlent. Léon et Sookie sont égaux à eux-mêmes malgré les désillusions et les horreurs. Quant aux autres personnages, je n'en dirai rien de plus... sinon j'en dirais trop !
Quelle aventure, cette trilogie W3 ! Gérard Collard l'a qualifiée "d'opéra baroque entre Tarantino et Wagner"... Je suis plutôt d'accord et j'ai assez hâte de voir le rendu visuel que ce soit au cinéma ou à la télévision.
Mais encore un fois, à lire sans interruption entre chaque livre (soit 3000 pages environ dans le format poche). Vous en sortirez lessivé mais rassasié... Sûr ! Et content, parce que c'est un vrai bel ouvrage avec un fin qui a au moins le mérite d'être morale sans être moralisante.