Avec Le Chant de l'épée, quatrième tome des Chroniques saxonnes, Bernard Cornwell continue de proposer une aventure immersive et prenante aux côtés d’Uhtred de Bebbanburg. Une nouvelle fois, j’ai passé un très bon moment de lecture.
Je m’attache de plus en plus à Uthred, que je trouve moins imbu de lui-même qu’au début de la saga. Il reste impulsif et fier, mais il gagne peu à peu en maturité, ce qui le rend plus humain et plus attachant. J’ai aussi beaucoup aimé retrouver des personnages comme Finan ou Pyrlig, qui apportent chacun quelque chose de précieux au récit. Quant à Æthelflæd, il est difficile de ne pas ressentir de la compassion pour elle face à la cruauté et à la méchanceté de son époux Æthelred de Mercie.
En revanche, l’absence de Ragnar le Jeune m’a beaucoup manqué. Même si son nom est évoqué à plusieurs reprises, il n’est pas réellement présent dans ce tome, et cela s’est ressenti pour moi tant ce personnage fait partie de mes favoris.
Le scénario reste toujours aussi solide, et l’écriture de Bernard Cornwell est une nouvelle fois très riche en détails. Les descriptions des paysages, des combats et de l’atmosphère nous plongent immédiatement dans cette Angleterre saxonne troublée. J’avoue cependant avoir parfois eu un peu de mal à me repérer parmi tous les noms de lieux, de rivières et d’affluents de la Tamise, ce qui peut rendre certains passages un peu confus. J’ai aussi trouvé que quelques moments étaient un peu plus longs que d’autres.
Malgré ces petites réserves, Le Chant de l’épée reste un très bon tome, qui donne toujours autant envie de poursuivre la saga. Pour ma part, il me tarde déjà de commencer le cinquième tome afin de continuer les aventures d’Uhtred.