Le coup du fou commence comme le récit d’un championnat d’échec parsemé d’éléments autobiographiques mais prend rapidement un tournant inattendu en filant une métaphore improbable entre le championnat d’échecs de 1972 et la Guerre de Troie.
Prenons les choses dans l’ordre :
Un : L’auteur, enfant, sous la table estivale entend son père, psychiatre, échanger avec ses amis sur le «cas» Bobby Fischer, des paroles qui ne le quitteront jamais.
Deux : Bobby Fischer, champion américain, affronte lors du championnat du monde d’échecs de 1972 le champion en titre soviétique Boris Spassky. C’est le premier grand affrontement américano-soviétique sur l’échiquier en pleine guerre froide. Entre la personnalité intrigante de Fischer et l’histoire rocambolesque de ce championnat, il y a largement de quoi donner matière à un roman mais l’auteur va plus loin.
Trois : Il voit un lien entre Fischer et le héros grec Achille. Absurde ? Pas tant que ça sous la plume d’Alessandro Barbaglia qui déroule un récit très convainquant.