J’ai passé un bon moment avec Le Cri Soleil, même si ce n’est pas un coup de cœur. Ce que j’ai le plus aimé, c’est son univers : il est original, poétique et très immersif. On a vraiment l’impression de lire un conte philosophique, avec de nombreuses réflexions sur l’humanité, le sacrifice, l’espoir et la solidarité. C’est un roman qui dégage beaucoup de douceur malgré la dureté de son monde post-apocalyptique, et j’ai trouvé ce contraste très réussi. En revanche, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux, Phare un peu plus mais Nour et Odanaï un peu moins je l’avoue. J’ai compris leurs enjeux et leur évolution, mais ils m’ont laissée un peu à distance émotionnellement. À l’inverse, j’ai trouvé les personnages secondaires beaucoup plus marquants et attachants ; ce sont eux qui m’ont le plus touchée, notamment Tempérance.Le message du roman est sans doute son plus grand point fort. Il rappelle que l’espoir peut survivre même dans les périodes les plus sombres et que les liens humains sont une véritable source de lumière : “Il lui fallait cesser d’être le soleil pour enfin percevoir la chaleur des autres.”, cette citation est marquante. C’est un livre qui transmet de belles valeurs sans être moralisateur. Mon principal bémol reste le rythme. J’ai trouvé que certains passages s’étiraient un peu et je me suis parfois ennuyée, ce qui a rendu ma lecture moins prenante que je l’espérais.Au final, c’est un roman singulier, poétique et porteur d’un très beau message. Même si je suis restée un peu en retrait vis-à-vis des personnages et que le rythme ne m’a pas toujours convaincue, c’est une histoire touchante.