Joli conte poétique portant sur le Japon au mitan du XIXe, petite histoire d’harmonie entre l’eau et le riz (pour le saké), l’eau et le thé, le thé et le sabre.
Une jeune fille Ibuki, se décide à devenir samouraï, pourtant réservé aux hommes, bravant l’interdiction de son père, brasseur de saké (8e génération), à rebours de l’évolution du pays, à la fin de la période Edo. Elle choisira de quitter son monde d’origine, son amoureux, se déguisant en homme, pour prendre attache avec un maître samouraï (Soho), où elle découvrira d’autres voies, celle du thé et de l’apaisement à défaut de celle du sabre.
L’on y voit la relégation des samouraïs, leur déclassement, en point d’orgue, leur massacre lors de la bataille contre la toute nouvelle armée impériale à Shiroyama à l’orée d’un Japon s’ouvrant au monde occidental, au commerce international et au capitalisme.
Le combat du sabre sera vain face à la poésie de l’instant, du Jiseiku, en 5 vers et 31 syllabes, dont dispose le farouche guerrier, devant la fragilité et l’incertitude de la vie, l’art du minuscule, la méditation, la cérémonie du thé...
Le récit ne se lassera pas de décrire les délices du thé, en particulier, le gyokuro, « perle de rosée », thé vert du printemps à la saveur fraîche et intense, rond en bouche, jusqu'en toute fin, le commerce français du thé avec les frères Mariage, clin d’œil d’un écrivain gaikokujin.
Je suis preneuse d'un conte sur les vins nature au Japon !