Stephen Fry est un génie... paraît-il. Pour moi, il n'était qu'un second rôle sympathique dans divers films anglais dont, sûrement, Harry Potter. L'uchronie est un genre particulier et rares en sont les livres qui m'ont plu (de mémoire je ne citerai que l'intéressant "La part de l'autre" d'E.-E. Schmitt qui avait le mérite de traiter les 2 versants: l'uchronie certes mais aussi la vérité historique, en parallèle). Là, je fus déçu.
Le style est amusant mais anecdotique: c'est la gaudriole à l'anglaise qui prédomine. C'est simple: on dirait Umberto Eco qui aurait mangé Hugh Laurie. On met très très longtemps à toucher au but, à la fameuse uchronie dont il est question pour appâter le lecteur. Wikipédia m'a appris, au cours de ma lecture, que sa thèse s'inspire de Daniel Goldhagen. Alors certes, ça ne donne pas de leçons même si ça en a apprises pas mal. C'est rigolo. Et après?