On sait qu'il aime s'étaller le King et j'avoue que j'aime plutôt ça.
Mais pas là.
Le livre ferai 800 pages de moins que ça ne changerai rien à ce qu'il s'y passe ni même à l'ambiance. Toute la partie Boulder est une tannée à lire (à part l'unique événement qui y a lieu) avec des gens qui causent dans un salon. On a le droit à 4 ou 5 scènes comme ça et c'est d'un infini ennui.
Pourtant le début commençait très bien: on est tout de suite plongé dans le récit, ça ne prend pas le temps de niaiser, c'est implacable. La déliquescence est parfaitement menée, on a les rêves avec la Gentille et le Méchant (on va pas se le cacher, ça ne va guère plus loin mais c'est le problème des romans directement liés à la Tour Sombre), King prend des pages à construire des personnages pour les tuer dans la foulée (il peut être très trollesque parfois), mais on s'amuse.
Mais dès que les gentils arrivent chez la Gentille, le roman fait un formidable STOP sur 800 pages.
Je pense même que King s'en est rendu compte car il enclenche le final sur un acte de foi assez abrupt. Il fallait bien que l'intrigue reparte mais c'est un peu grossier.
Comme souvent, la force du roman se trouve dans ses personnages mis à part le Grand Méchant. C'est l'Homme en Noir de la Tour Sombre et il n'est jamais intéressant. Il est méchant, il grimace et il jouerai avec ses moustaches s'il en avait.
Donc j'avais trouvé la version courte trop longue et je trouve la version intégrale complaisante et nettement trop enflée.