- Édition lue : publiée en septembre 2009 aux éditions Folio (édition à éviter si possible car elle comporte un portrait de Picasso en illustration, et un texte de Jacques Rivière assez médiocre pour ne pas dire plus). EAN : 9782070396948. La note n'inclut pas le paratexte.
Résumé
Assez fluide mais bien trop vague pour en retirer quelque chose de pertinent.
Détails (et spoilers)
Le Grand Meaulnes fait partie de ses ouvrages digestes, accessibles, et que l'on aurait presque envie de recommander si la littérature n'était qu'une distraction préliminaire à quelques rêveries nostalgiques. Elle l'est probablement pour certain·es, et c'est à ce public que s'adresse sans doute ce livre.
Pour ma part, je ne retiens pas grand chose de cette atmosphère semi-onirique qui jalonnera la fin de l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte de ces deux écoliers du Cher. Les relations interpersonnelles sont bien présentes mais aucune ne m'a paru très approfondie. Ce qui est assez paradoxal étant donné la place prise par l'amitié entre le narrateur François et son ami Augustin Meaulnes. On retient une sorte d'hymne à la loyauté amicale, qui s'élargit au troisième larron qu'est Frantz, mais c'est bien insuffisant. La quête de l'amour parfait et d'un domaine idyllique fait passer le temps et en appelle à nos premiers rêves d'aventures, mais tout cela reste bien faible pour un roman d'environ 300 pages.
Alain-Fournier n'avait visiblement pas envie de développer des intrigues plus clivantes et de se risquer à une dense peinture sociale d'un canton qu'il utilise comme tableau mais qu'il prend bien soin de ne pas trop détailler, fidèle à son apparente ambition de faire un roman réaliste certes, mais symboliste également.
En résulte un récit bien trop plat à mon goût, ayant comme principal défaut de ne pas avoir de véritables qualités.
5.5/10.