21 juin. Premier jour de l’été, le jour le plus long de l’année, le début des vacances pour Charles qui fête également son anniversaire. Et pas des moindres car cette année, il a dix ans ! Pour l’occasion, son grand-père lui offre le lance-pierres qu’il utilisait lorsqu’il était enfant, un objet de toute beauté chargé de souvenirs de l’époque où, Charles en est certain, son papy était cowboy. C’est désormais à lui de prendre le relais mais, malgré ses efforts, Charles loupe toujours sa cible jusqu’à ce dernier essai…
Charles est un grand désormais, il apprend à faire face aux conséquences de ses actes. Heureusement les autres cadeaux qu’il recevra ce soir-là sont bien plus pacifiques et lui permettront de racheter cette douloureuse expérience et de se trouver une nouvelle passion pour le dessin, un exercice difficile également qui demande beaucoup de patience tout en favorisant la résilience.
Je découvre Ronan Badel et suis sous le charme de ses illustrations à l’aquarelle qui évoquent l’enfance avec douceur et poésie, mais également une forme de nostalgie. Son trait nous emporte en vacances dans un bel été rythmé par les jeux de son héros dont l’imagination semble n’avoir aucune limites. La palette de couleurs figure la douceur d’un été campagnard et invite le lecteur à se (re)plonger dans sa propre enfance.
Le texte, écrit en cursif, nous ramène également en enfance en abordant le pouvoir de l’imagination dans les jeux. Les liens intergénérationnels et le fait de grandir sont les thèmes centraux de cet album qui rappelle que les épreuves de l’enfance participent à la construction de l’adulte que nous deviendrons. Le jour le plus long est un magnifique album qui résonne avec l’enfant qui est en nous et fera écho à celui qui se tient à côté.
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