Fidèle à sa réputation et à son Oeuvre, Emma Becker se livre sans détour dans Le Mal joli. Dans ce nouveau roman, elle aborde l’adultère qu’elle a entretenu (entretient toujours ?) avec un de ses pairs et décrit par le menu les transports impétueux qui habitent les êtres humains lorsque naît le sentiment amoureux et que l’inclination est plus forte que tout – plus forte même que l’amour que l’on porte à son conjoint et à ses enfants.
Ce livre étant aussi clivant que les précédents, les avis sont une fois de plus partagés ; d’aucuns adorent, d’autres détestent, mais rares sont les lecteurs indifférents. Pour ma part, j’ai une fois de plus été complètement conquis par la plume de Emma Becker qui n’a pas son pareil pour allier le prosaïsme le plus cru au raffinement le plus élégant. Et si le récit tourne parfois un peu en rond, cela ne gâche pas le plaisir de lecture.