J’ai trouvé le début assez difficile à cause de la multitude de personnages. Le roman met un peu de temps à démarrer mais une fois dedans il faut reconnaitre que c’est un très bon polar sur fonds d’éléments historiques.
Mais j’ai été vraiment déçu par la fin et la profusion de gore qui a mon sens n’apporte pas toujours grand chose. Même si il est vrai que la description crue des différents réseaux est assez réalistes sans doute et rien ne nous sera épargné (prostitution, drogue etc etc). Les exactions des miliciens durant le conflit qui sont malheureusement réalistes et laissent le lecteur désemparé et démuni face à cette inhumanité. Mais justement cette pile de gore fini par laisser indifférent et malheurement je n'ai pas apprécié le dénouement qui réclame tout de même plusieures heures de lectures.
Je m'explique :
Un des seuls personnage auquel je m’étais un peu accroché était Milovan. À partir du moment où on découvre qu’il est le manufacturier (ce qui ne colle pas avec la construction du personnage qu’on nous a présenté comme un grand traumatisé) je me suis désintéressé de son sort. J’ai trouvé le twist avec Radiche mieux réussi car on comprenait son manque total d’émotions en découvrant qui il était réellement. Du côté de Milovan la radicalisation est balayée de manière express.
J’ai trouvé un peu gros que Radiche trouve la localisation de Milovan juste en terminant le signe. J'aurais pensé que c’était un piège tendu au lion de Serbie. Après avoir réussi plus d’une centaines de meurtres sans avoir jamais été soupçonné c’est un peu dommage de se faire piéger comme un bleu.
Tout comme j’ai trouvé un peu gros le fait que Radiche arrive à vivre une double vie et d’être actif dans des réseaux mafieux tout en étant flic…
J’espérais un happy end où un instant Karma défouloir sur le manufacturier mais avant de découvrir que c’était Milovan. Le sort des deux pourritures qui ne valent pas mieux l’un que l’autre une fois les twists révélés ne m’intéressais guère et je suis allé au bout pour connaitre la fin du roman qui m'a tout de même happé par moment.