(Librairie) Notre libraire propose un étalage des œuvres de Mishima tous les ans, et nous sommes passés au bon moment. Il nous a parlé du chat, j'ai failli me détourner pour cette raison. Et puis, drôle de coïncidence, je partageais à mon compagnon tout ce que je ne pensais pas de bon (sans aucune profondeur, c'est une réaction épidermique de spectatrice épisodique, à ne pas prendre en compte ici) d'Angelica Liddell la veille au soir, et il m'apprend, après notre achat, que son dernier spectacle est une exploration du suicide de Mishima, justement.
Décidément, c'était le bon moment pour que ce livre s'installe dans mes mains. Je crois avoir apprécié le décryptage en amont de la vie de l'écrivain, et de son enfance marquée par les amours transnationaux de sa mère.
Il y a ici une rage sourde, une perversité presque excusée parce que banalisée, qui côtoie le beau, l'épique, l'héroïque des voyages en mer. Cela me glace un peu, je lirai d'autres œuvres de Mishima, mais peut être pas tout de suite.
Je pensais n'éprouver aucune honte si toutes les lumières étaient éteintes, amais c'est juste le contraire. L'obscurité est comme un gros oeil et je m'imagine qu'il ne cesse de me regarder.