La paix était de partout sauf pour Muad dib. C'est avec cet extrait qu'on peut résumer le deuxième volet du cycle de Dune. Il s'agit ni plus ni moins d'une apocalypse émotionnelle du personnage principal qui dans toute sa divinité refuse cet héritage.
On ne peut éviter le destin, il reste maître de notre histoire. Et ce récit passe son temps à nous montrer des personnages cherchant à dompter leur destin et éviter la fatalité. Chose compliquée car même les dieux y sont soumis. Se croire au-dessus des dieux mais refuser sa divinité est un poids trop lourd à porter pour un humain au pouvoir surhumain. C'est quand on a le plus grand des pouvoirs que la responsabilité nous incombe et cette dernière est difficile.
J'ai trouvé le premier volet un peu long honnêtement mais ce deuxième reste plus court mais bien plus dense en termes d'émotions, de révélations, de développement de personnages. Je retiens principalement la quête d'identité de Hayt le ghola qui pour moi est une des réussites de ce volet. Je retiens aussi le passage de la rencontre en Scytale et le vieux Otheym où on y parle du pourquoi de la guerre et comment la mélancolie prend le dessus sur ce monde rempli de cynisme et de fanatisme religieux.