Le Moghol blanc
Fiche technique
Auteur :
William DalrympleGenre : RomanDate de publication (pays d'origine) : Parution France : septembre 2008Éditeur :
PayotISBN : 9782228903448, 9782369141167, 9782882501639Résumé · En 1797, James Achilles Kirkpatrick, officier de la Compagnie anglaise des Indes orientales, devient à l'âge de trente-trois ans «lord résident» britannique à la cour du nizam d'Hyderabad. Il y rencontre une adolescente, la bégum Khair un-Nissa, «admirable entre toutes les femmes», nièce du grand vizir et descendante du Prophète. Elle est déjà fiancée et vit cloîtrée, mais le diplomate amoureux n'en réussit pas moins à l'épouser après avoir joué de la ruse et déjoué des intrigues, relevé bien des défis et surtout s'être converti à l'islam. Il serait même devenu un agent double contre les intérêts de sa patrie. Né en 1965, l'écrivain écossais William Dalrymple est un mélange d'aventurier et de rat de bibliothèque. Il a connu un immense succès outre-Manche avec l'histoire du Moghol blanc.«Un livre absolument génial» (Salman Rushdie). Traduit de l'anglais par France Camus-Pichon.Extrait du livre :C'est lors d'une visite à Hyderabad, en février 1997, que j'entendis parler pour la première fois de James Achilles Kirkpatrick.Le Muharram, fête chiite commémorant le martyr de Hussain, petit-fils du Prophète, battait son plein. Je venais de terminer un livre sur les monastères du Moyen-Orient, quatre ans de travail épuisant. J'étais parti à Hyderabad pour échapper à mon bureau, à ma bibliothèque encombrée de livres, pour me détendre et voyager à nouveau sans but, au gré de mon inspiration du moment.Ce printemps-là, les dalles des mosquées étaient chaudes sous mes pieds tandis que je flânais d'un sanctuaire à l'autre de la vieille ville où affluaient des pèlerins tout de noir vêtus, qui psalmodiaient des lamentations en langue ourdoue au souvenir du massacre de Karbala. On aurait pu croire que Hussain avait été tué une semaine auparavant plutôt qu'à la fin du VIIe siècle après Jésus-Christ. C'était une ville indienne comme je les aimais.Relativement inexplorée, elle avait suscité peu d'études - en anglais du moins - et gardait ses secrets. À la différence de sa voisine



