Voilà, c'est fait. Ce livre qui traine dans ma liste d'envies depuis 10 ans, associé à un vague souvenir du visionnage du film de Jean-Jacques Annaud. Je n'ai pas peur de dire que lire Le Nom de la rose est un sacerdoce. Il s'agit d'une véritable épreuve de lecture, où l'on doit se repérer dans un labyrinthe de digressions historiques, de personnages, de controverses théologiques, de réflexions métaphysiques... Pris isolément, chaque élément constitue une somme d'érudition et de dialectique formidable et une leçon d'histoire médiévale magistrale. Malheureusement, pris en entier comme un unique roman, Le Nom de la rose a été pour moi (pourtant plutôt perméable à ce type d'ouvrages...) parfaitement indigeste. A dessein de la part de l'auteur, pour que l'expérience de lecture soit à l'image de l'enquête menée par frère Guillaume et Adso ? Il m'est tombé des mains plus que de raisons et j'ai - je le confesse ! - sauté des pages à plusieurs reprises. Curieux bilan pour ce livre qui recèle des critiques dithyrambiques sur SC. Sans doute me faudra-t-il y revenir ?