J’ai fait la connaissance de Marie Mangez grâce à la Fleur qui pousse à l’intérieur – la librairie dijonnaise où j’ai mes quartiers – car cette dernière, l’année passée, a intégré Les Vérités parallèles, le deuxième roman de l’autrice parisienne, dans la sélection de son premier prix de la Fleur. Cependant, ayant moyennement apprécié le livre, je n’étais pas parti pour lire Le Parfum des cendres jusqu’à ce que je tombe dessus en déambulant au hasard dans une librairie louhannaise, attiré par la jolie couverture et par la citation de presse mise en avant sur cette dernière où Jérôme Garcin convoque Le Parfum de Süskind.
Cependant, la comparaison est ambitieuse et, malheureusement, déceptive. Car si l’histoire de Sylvain, thanatopracteur solitaire doté d’un odorat exceptionnel, qui vit entouré des morts qu’il comprend mieux que les vivants est loin d’être désagréable, elle n’a rien d’exceptionnel non plus. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup de références musicales, mais le tout reste anecdotique – on ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant ce roman, mais il n’en reste pas grand chose une fois le livre refermé.