Le Peuple d'argile par glen
« Le peuple d’argile » de David Brin (Ed Presses de la cité).
David Brin est surtout connu pour ses romans de « Hard fiction ». La « hard fiction » est la branche de la science fiction la plus scientifiquement rigoureuse ; c’est celle que pratique Arthur C Clarck (2001 l’odyssée de l’espace) et Kim Stanley Robinson (Mars la rouge, Mars la verte et Mars la bleue) pour ne citer que deux des auteurs les plus connus.
Les ouvrages les plus connus de BRIN sont ceux du Cycle de Elévation. Dans cet univers, de nombreuses races extra-terrestres organisent un système colonial dans lequel les races plus développées scientifiquement prennent sous leur coupe les races naissantes pour les accompagner dans leur développement.
Cette série a valu un prix Hugo à l’auteur pour "Marée Stellaire" et "Elévation".
Le peuple d’argile ne se situe pas du tout dans cette lignée. C’est un polar dont l’action se passe sur notre bonne vieille terre dans un monde futuriste mais pas si lointain que ça. L’auteur a imaginé un monde ou il est possible, et même courant, de charger sa personnalité dans des golems d’argiles (appelés « dittos » dans le livre) afin de les envoyer accomplir les tâches ennuyeuses ou dangereuses de la vie (comme aller travailler par exemple). Ces golems reviennent au bout de 24 h afin de restituer leurs souvenirs accumulés pendant la journée à leur propriétaire.
Le pitch :
Albert Morris est détective privé. Il enquête sur un trafic de faux « dittos » puis sur un meurtre. En fait l’intrigue commence simplement, elle est presque classique, mais au fur et à mesure des pages, cela se complique. Le nombre de protagonistes augmente (on suit 3 golems du héros + le héros en chair et en os), et l’intrigue n’est pas aussi linéaire que le début le laisse supposer. On finit même par rencontrer une grande partie des déviances que cette société futuriste à pu créer.
Je n’en dits pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte…
Le monde décris est très cohérent, et n’est pas si éloigné du notre que cela. La vision ironique du narrateur (Albert Morris) me rappelle vraiment les polars en noir et blancs ou le privé pose un regard désabusé sur le monde qui l’entoure.
Sinon le style est clair , le roman est écrit à la première personne (ce qui devient très amusant quand plusieurs avatars de la même personne interviennent) et est très dynamique malgrès quelques rares longueurs (et oui parfois l’auteur aime pontifier).
J’ai vraiment passé un bon moment de lecture.